
Pâté froid, bien plus qu’une simple question de terminologie
Il est bien connu que dans le monde de la cuisine, les mots ont un pouvoir extraordinaire. Mais, avouons-le, le nom “pâté en croûte” est franchement idiot, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas tout simplement l’appeler “pâté froid” ? Après tout, un pâté, c’est avec une pâte, et une terrine, c’est dans une terrine. C’est simple comme bonjour, n’est-ce pas ?
Malheureusement, la mauvaise terminologie conduit souvent à de mauvaises pratiques. Cela étant dit, je lance un appel à tous les chefs, pâtissiers, charcutiers et traiteurs pour qu’ils cessent d’utiliser ces termes absurdes. La gastronomie mérite mieux que ça, n’est-ce pas ? Révoltons-nous, combattons avec force et passion ces mots qui ne sont que des imposteurs dans le monde de la cuisine.
D’ailleurs, regardez les anciens livres de cuisine, ces termes n’y figurent même pas. Nicolas de Bonnefons, cuisinier de Louis XIV, nous parle de pâtés, et il est évident qu’il s’agit de préparations froides. Alors, pourquoi compliquer les choses avec des termes abscons ?
Une question de tradition et de clarté
Prenons l’exemple d’une recette publiée en 1806 par Viard, dans son Cuisinier impérial. Il ne laisse plus de place au doute : pâté froid. Point barre. La recette est claire, précise, sans fioritures inutiles.
En réalité, appeler ces préparations “pâté en croûte” relève du pléonasme lorsque cela est volontaire, et de l’erreur lorsque cela est involontaire. Soyons sérieux, ne sommes-nous pas dignes d’être ce que nous sommes ? Ne laissons pas l’art culinaire s’affaiblir par de simples erreurs de langage.
Par Hervé This
