Gibelotte d’agneau ou lapin : découvrez le plat qui divise !

Gibelotte d’agneau ou de lapin ?

Un mot compliqué pour une préparation délicieuse

Ah, la gibelotte ! Un terme qui peut sembler un peu étrange à première vue, mais qui cache en réalité une préparation culinaire délicieuse. Alors, gibelotte ou gibelote ? La réponse est claire pour les dictionnaires modernes : en français de France, il faut deux “t”. Mais cela ne nous dit pas vraiment ce que ce terme désigne exactement.

La gibelotte, c’est quoi au juste ?

D’après certains dictionnaires bien mieux informés que les autres, la gibelotte est une fricassée de lapin au vin blanc ou au vin rouge. Mais le Larousse gastronomique, qui n’est pas exempt de fautes, mentionne également l’agneau cuit en gibelotte. Alors, il est préférable de creuser un peu plus. Selon cet ouvrage, la gibelotte est un ragoût de lapin préparé avec des lardons, des petits oignons, un bouquet garni, le tout mouillé de bouillon et de vin. Pendant la cuisson, on ajoute des champignons et, à la fin, le foie pilé. Un vrai délice pour les papilles !

L’art de la gibelotte selon le Guide culinaire

Et si nous jetions un coup d’œil au Guide culinaire ? Attention, il faut avouer que cet ouvrage a parfois ses limites. Il déclare qu’on peut faire une gibelotte avec du lapereau, en utilisant la même préparation que celle du civet de lièvre, mais avec un mouillement composé de moitié vin rouge et moitié fonds blanc. La gibelotte “à la ménagère” serait quant à elle agrémentée de quartiers de pommes de terre. Voilà qui aiguise notre appétit !

Un peu d’Histoire, ça vous tente ?

Et si nous consultions le Dictionnaire universel de cuisine de Joseph Favre pour en savoir plus ? Ce livre nous explique pourquoi il est préférable de dire “en gibelotte” plutôt que simplement “gibelotte”. Il semblerait que la gibelotte soit une préparation en forme de ragoût, spécialement appliquée au lapin. Toutefois, on peut également dire gibelotte d’oie ou gibelotte de dinde, qui, dans le sens primitif du mot, comprend les abats. Une véritable découverte gustative en perspective !

Etymologie et variations régionales

Poursuivons notre exploration avec les dictionnaires étymologiques. Savez-vous que dès 1617, on parlait de “gibelote” pour une préparation à base de poissons ? En 1708, la gibelotte de l’École des officiers de bouche désignait quant à elle une fricassée de poulet. Le mot proviendrait du terme “gibelet”, qui désignait un plat préparé avec de petits oiseaux au XIIIe siècle, lui-même diminutif du mot “gibier”. Alors, pourquoi réduire la gibelotte au lapin ? En Provence, on trouve encore des gibelottes de poisson. Et si la gibelotte était simplement un ragoût composé de viande, de poisson ou de légumes coupés en morceaux, cuits lentement dans une sauce ? Il semblerait que l’apprêt dont il est question ici inclue du lard, des oignons, des champignons et du vin. Un vrai délice !

Ne prenons pas nos dictionnaires trop au sérieux

Ne laissons pas les mauvais dictionnaires affaiblir le Grand Art Culinaire Français. Suivons le conseil de l’expert Hervé This : quand nous avons une question à propos d’un terme culinaire, consultons le Glossaire des métiers du goût. Alors, si vous êtes amateur de bonne cuisine et que vous souhaitez vous initier à la gibelotte, n’hésitez plus et lancez-vous dans cette préparation savoureuse !