
Le règne pétillant de Jean-Marc Gallot chez Veuve Clicquot-Ponsardin
L’homme qui remplit nos verres de mousseux divins lors de nos célébrations festives n’est autre que Jean-Marc Gallot, le Président-directeur général (PDG) de la célèbre maison de champagne, Veuve Clicquot-Ponsardin, récemment reçu et interrogé par Olivier de Lagarde.
Le roi du Champagne : Veuve Clicquot
Faisant partie intégrale du prestigieux groupe LVMH, Veuve Clicquot détient fièrement la deuxième place sur le podium des marques de champagne les plus vendues mondialement avec un nombre impressionnant de 20 à 25 millions de bouteilles vendues chaque année, juste derrière son cousin de groupe, Moët & Chandon.
Une veuve d’une détermination à toute épreuve
L’incroyable parcours du champagne Veuve Clicquot remonte à 1772, lorsque Philipe Clicquot, un drapier avec des rêves de bulles, décide de fonder une maison de champagne. Avec la prospérité au rendez-vous, la direction de l’entreprise échoit à son fils, François. Toutefois, la mort précoce de ce dernier laisse sa femme, Barbe-Nicole Clicquot, née Ponsardin, veuve à 27 ans seulement en 1805.
Mais un mot n’existe pas dans le vocabulaire de Madame Clicquot : abandonner.
Barbe, bravant tous les sceptiques (et principalement son beau-père), reprend avec audace les rênes de l’affaire et rebaptise la marque en Veuve Clicquot-Ponsardin. Avec un sens aigu des affaires et une implication totale, elle n’hésite pas à apporter sa touche personnelle et à instaurer plusieurs innovations, comme la table de remuage, le rosé d’assemblage, le millésime et surtout le démarrage des exportations.
L’art de l’assemblage
Comme l’explique Jean-Marc Gallot, chaque goutte de champagne est le fruit d’un assemblage méticuleux de vins dont les cépages sont principalement le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier. Garder un goût constant d’une année à l’autre est tout un défi qu’il relève avec habilité en mélangeant la récolte de l’année en cours avec des vins plus anciens.
Pour des années exceptionnelles comme 2022, on assiste à la production du fameux champagne millésimé, élaboré uniquement à partir de la récolte de l’année en question. Gallot décrit cette période comme une année exceptionnelle tant en terme de quantité de raisins que de leur qualité.
La ruée vers l’or liquide
Une nouvelle qui peut faire sourciller certains : le premier prix chez Veuve Clicquot a augmenté cette année pour s’établir à 45 euros. Gallot attribue cette hausse à une inflation de 5 à 6%, tout en précisant que l’effort pour maintenir les prix raisonnables a été réel.
En effet, le prix des raisins, qui représente 80% du coût de production d’une bouteille de champagne, a connu une montée vertigineuse, rendant ainsi la dégustation de ce nectar pétillant un luxe surtout pour les français, premiers consommateurs mondiaux de champagne. Bien que l’on assiste à une augmentation de la consommation de champagne dans le monde, les français consomment encore près de la moitié des 320 millions de bouteilles débouchées chaque année.
