Café Artisanal: La tendance de la torréfaction en plein essor


La torréfaction artisanale de café en plein essor

Le vent du renouveau souffle sur les brûleries de café

Depuis quelques décennies, les brûleries de café artisanales regagnent du terrain et placent à nouveau le café comme un produit tendance. Précurseur de ce mouvement, la maison Caron a joué un rôle majeur pour réveiller le côté endormi de la torréfaction artisanale. En 2024, elle va en plus souffler ses cinquante bougies. Alors oui, un bon café, ça ne s’invente pas !

Sensible à l’écologie, la maison Caron avait deviné cette tendance verte avant tout le monde. Car, qu’on se le rappelle, notre petit noir favori pousse bien loin de la métropole. Comme le souligne Anne Caron, fervente militante pour un café plus responsable, ce n’est pas parce que les grains bruns grandissent à des milliers de kilomètres, qu’ils ne doivent pas respecter Dame Nature. Elle explique :

“Le café est un produit agricole et il faut choisir son café en fonction des méthodes de culture. Un café qui a poussé sous ombrage ou dans la forêt est un café qui, par nature, a déjà un impact positif sur l’environnement. De plus, il y a la façon dont on le transporte, et j’ai le plaisir de vous dire que dès la fin de l’année, mes cafés depuis le Brésil prendront le large à bord d’un cargo à voile !”

Le café de spécialité, un incontournable pour les aficionados

Anne Caron est une femme de talent. Sacrée Meilleure ouvrière de France et meilleure torréfactrice de France en 2017 (rien que ça !), elle a un conseil en or pour les amateurs de café : optez pour un café dit “de spécialité” (le petit label qui fait toute la différence). Et pour garder toute sa saveur, mieux vaut le stocker à l’abri de la lumière dans une boîte bien hermétique, et ne le moudre qu’au moment de le savourer. C’est un peu comme ouvrir une bouteille de vin, ça ne se fait pas n’importe comment.

Mais Anne Caron n’est pas la seule à avoir succombé à la tentation du café. Le célèbre chef Alain Ducasse n’a pas résisté non plus. Il y a cinq ans, il a ouvert sa propre brûlerie de café, où le café est travaillé comme un vrai ingrédient de cuisine, à la recherche d’un équilibre parfait. Comme l’explique le chef torréfacteur, Veda Viraswami, le café, c’est bien plus que des grains. Il y a aussi la cascara (la peau et la pulpe du grain) qu’on peut infuser comme un thé ou un whisky. Du café, version bière pression ? Pourquoi pas, si ça mousse !

La France est sous le charme des brûleries artisanales

Selon les chiffres du magazine du commerce LSA, la France compte plus de 800 brûleries artisanales. Et une petite dizaine d’autres viennent s’ajouter à la liste chaque année. De quoi apporter une touche de caractère à nos tasses. Alors, prêt à (re)découvrir le vrai goût du café?