Buffets à volonté : Séduisant pour les Français, rentable pour les restaurateurs?

Restauration : les buffets à volonté, une formule gagnant-gagnant ?
Les buffets à volonté séduisent de nombreux Français. Comment ces restaurants parviennent-ils à rester rentable ? Enquête.



Au coeur du succès des buffets à volonté

Imaginez un monde où vous pouvez déguster à l’infini des délices gastronomiques allant des sushis aux brochettes, des légumes grillés aux nouilles sautées, sans vous soucier ni du nombre d’assiettes accumulées sur votre table, ni du montant sur l’addition. Vous voyez flou? Eh bien, ce monde existe bel et bien et porte le nom de buffets à volonté. Face à un pouvoir d’achat en berne, ce modèle de restauration fait sensation. Partons à la découverte des secrets de ce succès indéniable.

Et quel meilleur endroit pour commencer notre voyage gustatif qu’un établissement populaire dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne). Le soir, vers 19 heures, une foule impatiente s’agglutine devant ce resto asiatique offrant un buffet à l’infini pour juste 22 euros par tête.

La magie de la diversité alimentaire

Le secret de ces buffets sans fond? Selon Qiun Xu, le responsable d’un de ces établissements, c’est une question de volume. “La condition de réussite, c’est une grande affluence. Les marges sont plus minces que dans un restaurant classique”, explique-t-il. En soirée seulement, son restaurant sert en moyenne 300 couverts, un chiffre qui donne le tournis et qui prouve que, en cuisine aussi, l’union fait la force.

Mais attirer une grande masse de clients affamés n’est pas le seul tour de magie de ces éminents virtuoses de la cuisine en quantité. Un buffet du Val-d’Oise a choisi une autre stratégie: la diversification. Ainsi, pour 18,90 euros le midi, en plus des habituels sushis et brochettes, vous y trouverez également des frites, des pâtisseries françaises (parce que la gourmandise n’a pas de frontières) et des fruits de mer. “C’est fantastique “, s’émerveille un client, les yeux étincelants comme des diamants devant tant de variété. Cette diversité est permise car plus de 50 % des produits sont surgelés et achetés en grande quantité.