
Le printemps, la période bénie pour l’ail des ours
À chaque avènement du printemps, une effervescence insolite se trame au cœur des sous-bois. Les feuilles vertes de l’ail des ours se mettent à écarquiller leurs yeux (ou plutôt leurs pétales), diffusant un parfum enivrant qui se propage au gré du vent printanier. Cette plante sauvage, à la saveur aussi piquante qu’intéressante, est une véritable aubaine pour les profanes de la cueillette. Pour les gourmands et gourmets, l’ail des ours est passé du simple rite printanier à devenir un grand classique des palais gourmands.
L’ail des ours : la nouvelle égérie des chefs étoilés
Il eu fût un temps où pour goûter à l’ail des ours, il était nécessaire d’entamer une petite excursion forestière, avec pour seule compagnie les hautes ramures des arbres et les murmures des ruisseaux. Comme le souligne Cédric Dossmann, un cueilleur professionnel, “c’est au cœur des sous-bois, là où l’humidité et le brouillard sont au rendez-vous, au bord d’une rivière”, que cette plante d’exception pousse.
Aujourd’hui, nul besoin de revêtir son imper et ses bottes de pluie pour déguster l’ail des ours. Ce dernier a troqué son existence sauvage pour les lumières des restaurants. Il suffit de convier son palais à une escapade gourmande en terre alsacienne pour en avoir une preuve gustative. L’ail des ours est partout, du magnifique cadre forestier jusqu’aux assiettes du très gastronomique chef Guillaume Kassel. “L’ail des ours n’est pas seulement une plante, c’est un véritable condiment, une épice qui sait donner du relief à une recette.”, explique ce dernier.
Des silures au goût divin grâce à l’ail des ours
Le chef Kassel a décidé de faire honneur à l’ail des ours en l’invitant dans sa nouvelle recette, un somptueux silure à l’aïoli des ours. Rien ne lui échappe, du grain à la fleur, chaque élément de la plante est utilisé pour sublimer sa préparation. On ne peut nier que l’ail des ours est désormais un condiment de choix pour sublimer une recette. Comme quoi, le “Bearlic”, comme l’appellent nos voisins anglophones, n’a pas fini de faire parler de lui !
