Une astuce de restaurateurs fait grimper votre note de 10 euros !


Voici comment vous devriez vraiment laver vos cerises – ce qu'elles cachent risque de vous choquer

Des pratiques douteuses pour gonfler l’addition

Certains restaurateurs, particulièrement dans les zones touristiques, usent de stratagèmes bien rodés pour soutirer quelques euros supplémentaires à leurs clients. Ces astuces ciblent principalement les touristes étrangers, souvent moins familiers des pratiques locales. Dans des quartiers comme Montmartre à Paris, des différences flagrantes ont pu être observées entre les additions de touristes français et celles de visiteurs étrangers pour des repas similaires.

La technique du pourboire « forcé »

L’une des méthodes les plus sournoises consiste à jouer sur les pourboires. Les serveurs suggèrent aux clients étrangers de laisser une gratification, parfois en insistant lourdement. Mais une fois la somme acceptée, certains n’hésitent pas à manipuler discrètement le terminal de paiement. Par exemple, un touriste accepte de laisser un pourboire de 10 euros, mais le serveur augmente la somme à 15 euros sans le signaler. Cette manipulation, presque imperceptible, fait grimper la facture sans que le client s’en rende compte.

Le coup de l’eau et des sodas

Les boissons constituent un autre terrain de jeu pour ces pratiques discutables. Plutôt que de proposer la traditionnelle carafe d’eau gratuite, les serveurs orientent les clients vers des eaux en bouteille, plates ou gazeuses, bien plus onéreuses. Résultat : une dépense supplémentaire de 6 euros pour une simple bouteille d’eau, alors qu’une carafe aurait fait l’affaire. Les sodas, eux aussi, deviennent des pièges. Un client français reçoit une canette de 33 cl, tandis qu’un touriste étranger se voit servir un grand verre de soda déjà rempli, sans possibilité de vérifier la quantité. Ce verre est facturé jusqu’à 3,50 euros de plus. En cumulant ces petites astuces, l’addition peut facilement grimper de 10 euros, voire davantage.

Quand le service « non inclus » devient une excuse

Autre technique courante : prétendre que le service n’est pas inclus dans l’addition. Pourtant, en France, la mention « service compris » est obligatoire. Certains serveurs n’hésitent pas à mentir pour inciter les clients à ajouter un montant supplémentaire. Cette pratique, qui frôle la vente forcée, est clairement abusive.

Des pratiques qui relèvent de l’abus de faiblesse

Pour les professionnels du secteur, ces agissements sont condamnables. Selon Franck Trouet, du Groupement de l’hôtellerie et de la restauration de France, ces méthodes s’apparentent à de la vente forcée et nuisent à l’image de la profession. Les touristes, souvent peu méfiants ou mal informés, sont les principales victimes de ces abus.

Comment éviter ces pièges ?

Pour ne pas se faire avoir, voici quelques conseils simples :

  • Privilégiez les restaurants affichant clairement leurs tarifs et la mention « service compris ».
  • Exigez une carafe d’eau si vous ne souhaitez pas payer pour une bouteille.
  • Vérifiez toujours le montant sur le terminal de paiement avant de valider une transaction.
  • Prêtez attention aux portions et quantités servies, surtout pour les boissons.

Ces précautions peuvent sembler élémentaires, mais elles permettent d’éviter de mauvaises surprises une fois l’addition arrivée.

Un appel à plus de transparence

Ces pratiques, bien que marginales, entachent l’expérience des visiteurs et ternissent la réputation des établissements concernés. Une meilleure régulation et davantage de vigilance de la part des clients pourraient contribuer à enrayer ces abus. Pour les restaurateurs honnêtes, il en va de leur crédibilité, et pour les clients, de leur portefeuille.