
Un nouveau souffle pour le label “fait maison”
En 2014, l’ère des réjouissances culinaires prenait une nouvelle tournure avec l’introduction du label “fait maison”. Ce label avait pour objectif de mettre en exergue la fraîcheur des plats préparés directement sur place par les équipes de cuisine des restaurants. Tout comme le soufflé bien connu des amateurs de la gastronomie, ce label avait petit à petit dégonflé, se faisant de moins en moins visible sur les vitrines des restaurants. Cependant, Olivia Grégoire, notre ministre au Commerce, à l’Artisanat et au Tourisme, a mis les petits plats dans les grands en annonçant sa relance pour 2024.
L’exception gourmande de Thierry Marx
Thierry Marx, éminent chef étoilé et président du syndicat Umih des hôteliers restaurateurs, n’a pas caché sa joie et son enthousiasme pour cette nouvelle initiative. Il a déclaré : “Pour être franc, depuis 2014, on pouvait dire que les contrôles vis-à-vis des prétentions ‘fait maison’ des restaurants avaient quelque peu laissé à désirer. Il nous faut maintenant plus que jamais rectifier le tir et apporter de la clarté aux menus de nos établissements. Noter précisément la provenance des produits rendra nos métiers plus transparents et c’est tant mieux”.
De la générosité dans les saveurs et dans les informations
Par conséquent, pour le restaurateur qui se réjouit de servir à ses clients des lasagnes préparées par son traiteur italien préféré ou une tarte aux fruits concoctée par son ami boulanger du coin, il sera désormais nécessaire d’indiquer sur sa carte la provenance de ces produits. Il devra également faire preuve de beaucoup d’honnêteté sur ses propres réalisations et sur les différents plats transformés qui auraient été achetés chez des fournisseurs et réchauffés au four ou au micro-onde.
Contrôle, oui, mais avec sourire !
La grande question qui se pose maintenant est sans doute celle du contrôle de ces nouvelles dispositions. Toujours dans son élan de franchise et d’optimisme, Thierry Marx assure : “Nous aurons les contrôles nécessaires et nous devons cette honnêteté à nos clients. Nos clients méritent de savoir ce qu’ils ont dans leur assiette. Suite à cette nouvelle directive, je reste convaincu que nous jouerons tous le jeu, pour le bien de notre profession, d’autant plus que nous ne sommes pas là pour épingler des ânes”.
