Gastronomie : Silax, le pâtissier de Fontenay-sous-Bois réinvente l’art de la boulangerie

Gastronomie : "Quand on était plus jeunes, ce n’était pas dans les mœurs de nos parents d’aller dans une bonne boulangerie", affirme Silax, pâtissier à Fontenay-sous-Bois
La pâtissier star Silamaka Soukouna, dit "Silax", présente ses créations et revient sur son parcours dans le 12/13 info du lundi 25 mars.



“Silax” : le Prince Pâtissier de Fontenay-sous-Bois

Silamaka Soukouna, surnommé “Silax”, connaît un franc succès avec sa pâtisserie, nichée au cœur de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne. La boule de pâte a-t-elle roulé jusqu’ici par hasard? Non ! Le pâtissier a choisi de planter son rouleau à pâtisserie là où il a poussé : à Fontenay. C’est là qu’il a vu le jour, c’est là qu’il graine d’amour pour la pâtisserie a germé. Son slogan est évocateur : “Le kiff de faire kiffer”. C’est l’expression de sa passion pour la pâtisserie et de sa volonté de partager des douceurs de grande qualité – et une farandole de bonheur gustatif avec les habitants de sa ville natale.

Il le dit lui-même : “Pourquoi aller à Paris chercher de bonnes choses alors qu’on peut tout simplement en créer là où on vit ?”

“Silax” et la démocratisation de la pâtisserie fine en banlieue

On note avec plaisir que Silamaka Soukouna se délecte du fait que la pâtisserie fine se fait de plus en plus appréciée en banlieue. “Une pincée de beurre, une cuillère de sucre, et quelques pépites de changement” pourrait être le résumé de la situation. En effet, la nouvelle génération n’a plus les mêmes habitudes que leurs aînés qui n’avaient pas pour coutume de fréquenter les bonnes boulangeries et pâtisseries. Mais il semblerait que Silax ait trouvé la recette pour mixer avec talent tradition et innovation.
Un exemple gourmand ? Pour Pâques, il a proposé un œuf juché sur une tour, un délicieux clin d’œil au quartier. Et pour les amoureux du praliné, son Paris-Brest fait saliver jusqu’aux habitants de la capitale. Pourquoi ce succès ? “Il est moins sucré, moins gras, et j’ai ajouté une louche de gourmandise” se réjouit-il. Un peu comme si on avait demandé à un croissant de se transformer en pain au chocolat… ou presque !