France interdit l’usage de ‘steak’, ‘escalope’ et ‘jambon’ pour les végétaux

La France interdit les dénominations "steak", "escalope" ou "jambon" pour les produits végétaux
La mesure était une revendication des éleveurs, qui estiment que des termes comme "jambon végétal", "saucisse vegan" ou "bacon végétarien" peuvent créer la confusion chez les consommateurs.

Protéines végétales vs nomenclature carnée : le débat est tranché en France!

Aussi surprenant que ce soit, les adeptes de l’entrecôte à base de soja vont devoir dire adieu à cette dénomination. En effet, un décret français récent impose une liste exhaustive des noms réservés aux produits issus des animaux, interdisant leur usage pour les produits végétaux.

On dirait que l’expression “bacon végétarien” était un peu trop salée pour certains! L’objectif de cette mesure législative, reconvée de longue date par la filière animale, est d’éviter toute confusion chez les consommateurs.

Une bataille des termes qui remonte à quelques années !

Un premier décret avait déjà été publié en juin 2022 dans ce sens, mais le Conseil d’État avait décidé de suspendre son application. Le nouveau texte va plus loin en précisant les termes qui ne peuvent pas être associés à des produits contenant une majorité de protéines végétales. Vous voulez transformer vos pois chiches en “filet”? Désolé, mais non!

L’encadrement des produits “semi-veggie”

Le nouveau décret ne se limite pas à interdire l’utilisation de certains termes pour les produits 100% végétaux. Il émet également des restrictions pour les produits semi-vegan. Non, vous ne pourrez plus appeler vos lardons de tofu “lardons”. À moins qu’ils ne contiennent un pourcentage minimal de viande, bien sûr. Il faudra faire preuve de créativité pour remplacer les dénominations comme bacon, jambonneau, andouille et autres noms familiers de charcuterie.

Des dispositions adaptées aux produits étrangers

Pas de panique pour les grands voyageurs culinaires ! Les produits fabriqués ou commercialisés dans d’autres pays de l’UE ou hors UE restent autorisés, même s’ils utilisent les termes désormais interdits en France. Un steak de soja venu d’Allemagne est donc toujours le bienvenu dans l’Hexagone.

Une mesure qui ne laisse pas de marbre

Les conséquences financières pour les contrevenants ne seront pas négligeables. Le décret introduit des sanctions financières, allant jusqu’à 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une entreprise. Les entreprises ont un an pour adapter leurs stocks existants à la nouvelle réglementation. C’est le prix à payer lorsque l’on joue avec le feu…ou plutôt avec la viande !

A chacun sa tranche, végétale ou animale !

C’est une victoire pour les acteurs de la filière animale, mais un défi pour le monde végétalien. Qui a dit que la politique culinaire était dénuée d’enjeux ? En tous cas, les protéines végétales sont au centre de l’assiette du débat…ou pas, du point de vue de la dénomination !