Evolution de la production vinicole en Chine, Angleterre et Inde


La production de vin évolue, notamment en Chine, en Angleterre et en Inde

La Chine, une superpuissance viticole en demi-teinte

Si vous pensez que la Chine est uniquement faite de pandas et de rizières, il est temps de mettre à jour vos connaissances! Les Chinois ont une belle longue histoire viticole à leur actif, la professionnalisation du secteur ayant débuté durant les décennies dorées des années 1980.

Le chemin viticole mené par la Chine l’a positionnée comme une figure inévitable du monde du vin. De plus, avec une superficie d’environ 800 000 hectares de terrains viticoles, seuls nos amis espagnols osent venir concurrencer les Chinois.

Ironie de la vie, tandis que la région autonome de Ningxia, située au nord de la Chine, se hisse comme une terre de viticulture développée grâce à l’aide des technologies modernes, la consommation du vin en Chine se voit à la baisse. La faute semble être partagée entre une jeunesse chinoise friande de la bière, une boisson plus économique, et la rigide politique régissant le pays, marquée notamment par une lutte anti-corruption.

Le vin, une habitude qui perd du terrain face aux nouvelles tendances

Depuis l’année dorée de 2017, la consommation de vin a diminué d’environ 15% chaque année. Au point où même le geste de faire cadeau d’une bonne bouteille de vin prend des allures de pieu méfait, susceptible de laisser planer un soupçon de corruption.

Quand la tempête frappe, les darons tombent, dit l’adage. Ainsi, face à ce contexte frileux, la production de vin chinoise a également connu une chute drastique. En l’espace de seulement cinq ans, de 2015 à 2020, elle est passée de 13 millions d’hectolitres de vin à 6,2 millions. Soit moins de la moitié! Ainsi, malgré l’ambiance quelque peu glaciale, les géants français tels que Pernod Ricard et LMVH continuent d’opérer en Chine.

L’Angleterre, un climat parfait pour le vin

Si la Chine bat de l’aile, l’Angleterre, quant à elle, bat des records… de production de vin! Durant l’année 2022, elle a réussi à produire 12 millions de bouteilles de vin, soit une belle performance qui a plus que doublé en 5 ans.

L’Angleterre doit son succès viticole en partie au dérèglement climatique. Avec des printemps précoces et des automnes qui s’éternisent, les vignobles anglais peuvent se prévaloir d’un mûrissement très progressif du raisin, favorable à une nuance de saveurs en bouche.

Les grands noms du champagne français s’installent en Angleterre

Devant tant de succès, même les producteurs “traditionnels” de vin comme les grandes maisons françaises de champagne sont tentés de délocaliser leurs productions en Angleterre. Résultat, les Taittinger et Pommery se sont offerts leurs propres vignobles anglais. Autant dire que la concurrence risque d’être rude!

L’Inde, le pays du vin à l’aube

En Inde, le vin n’est pas qu’une simple boisson, c’est une tendance, un symbole de statut social, le reflet d’un certain mode de vie. Comme le dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais. Mieux vaut se mettre au vin maintenant, et même en produire, que de ne jamais y goûter.

Avec des compagnies comme Sula, Fratelli ou Grover, l’Inde n’est pas en reste en matière de viticulture. Il faut dire que les plateaux de Nashik, près de Bombay, leur offrent un climat propice à la culture des vignes.

Le vin importé, une tendance à la hausse en Inde

En Inde, la clientèle aisée ne se contente pas uniquement de vins produits localement. En effet, avec l’augmentation rapide de leurs revenus, ils deviennent de plus en plus friands de vins importés, issus des terroirs australiens, français, californiens ou chiliens. Face à un marché si prometteur, des investisseurs français ont rapidement flairé le bon filon et ont commencé à produire du vin mousseux en Inde. Place donc au Chandon, le vin produit à l’international par Moët Hennessy.