
Le Pourmanger par l’association Ernest : la solidarité au menu
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, il suffit de mentionner le nom d’Ernest pour donner simultanément un sens à la bouchée délicieuse et à l’acte bienveillant. Cette association œuvre pour la distribution de légumes bio depuis une décennie, mettant en place des repas concoctés avec amour par des bénévoles.
Mais l’appétit de cette association ne s’arrête pas là. Ils ont également créé le “pourmanger”, une opération qui met la table de la générosité en demandant aux restaurateurs de gonfler un peu leurs notes de 50 centimes d’euro. Marie Gérin-Jean, le commandant de bord de ce vaisseau de la solidarité, explique que ça a permis de décrocher des bulles de financement pour leurs programmes de distribution de colis alimentaires.
La cuisine solidaire célèbre au Festival “Cheffes”, à Marseille
Le premier coup de tiroir-caisse collecté a été doublement célébré avec l’organisation d’un festival culinaire et solidaire, une véritable fête des sens et de la solidarité. D’autres festivités ont suivi de manière régulière, jetant l’ancre dans différentes grandes villes. Prochaine escale : le festival Cheffes, qui jettera l’ancre à la Belle de Mai à Marseille, les 7 et 8 avril prochain.
À Marseille, de nombreuses cheffes, qui sont également propriétaires de leurs restaurants, porteront leurs tabliers et leurs ambitions d’entrepreneuses pour cet événement. Le voyage ne s’arrêtera pas là puisqu’une escale parisienne de ce festival est prévue les 19 et 20 mai.

Les Jeux de Paris dans le viseur de la “Bande de cheffes” ?
Pour continuer avec l’angle solidaire et culinaire, place à l’entreprise Bande de cheffes. Sous cette enseigne, un traiteur généreux et savoureux s’applique à embaucher des femmes réfugiées, leur offrant ainsi un statut de salariée.
La fondatrice Charlotte Leluc répond à ce projet social par une intégration positive. Elle offre à ces femmes les moyens de franchir les barrières des codes professionnels et de bénéficier d’un réseau, un élément qui leur fait défaut en arrivant en France. Ces femmes ont un talent incontestable : elles sont cuisinières. Charlotte Leluc et son équipe travaillent avec elles pour adapter leurs recettes traditionnelles au goût français.
Venant de l’Ouganda, du Venezuela, du Soudan, du Sri Lanka ou d’Ukraine, ces femmes s’efforcent de proposer chaque dimanche midi des brunchs au palais de Chaillot, face à la tour Eiffel. Elles ont la ferme intention d’être sélectionnées parmi les traiteurs durant les Jeux de Paris. Comment ? En s’adressant sans détour à Emmanuel Macron!
