Chocolats de Pâques: Comment choisir entre industriel et artisanal?

Pâques : entre les chocolats industriels et artisanaux, le choix est cornélien
Mardi 26 mars, le 13 Heures s’est penché sur les chocolats de Pâques. De quoi sont-ils composés ? Comment les sélectionner ? Pour le savoir, la rubrique "Derrière nos étiquettes" est partie faire la chasse aux ingrédients.

Démystifier les trésors cachés dans les œufs de Pâques

Avec un emballement presque enfantin, on se rue chaque année vers les rayons des supermarchés quand arrivent les fêtes de Pâques. Pas moins de 80% des œufs de Pâques sont en effet achetés en grande surface. Au lait, pralinés ou tout simplement noirs, il y en a pour tous les goûts. Cependant, les vrais gourmands n’hésitent pas à éplucher la liste des ingrédients pour savoir ce qu’ils dégustent.

L’honneur du premier ingrédient revient souvent au sucre. Mais quand on joue les Sherlock Holmes de la gourmandise, on trouve aussi des termes moins familiers, comme le lactosérum en poudre ou la lécithine, qui sont là pour nous donner cette texture onctueuse et addictif. Certains artisans, tels que Christophe Berthelot, préfèrent se concentrer sur l’essentiel: du cacao, du sucre et à l’occasion du lait.

La passion française pour le chocolat noir

Dorothée Lachaud, journaliste et encyclopédie vivante du cacao, nous éclaire sur nos habitudes de consommation: en une année, nous consommons en moyenne “7,3 kilos de chocolat par habitant”. En trois jours à peine, lors du week-end de Pâques, c’est “15 000 tonnes” qui sont dégustées. A Noël, les cacaophiles se lâchent complètement: cette période voit chavirer “40 000 tonnes de chocolat”.

Un détail croustillant: un tiers de nos concitoyens a un faible pour le chocolat noir. Comme disait Marguerite Duras “Le chocolat, c’est comme l’écriture, on passe la moitié de sa vie à chercher la perfection, l’autre à l’atteindre.” Les amateurs de chocolat noir recherchent la perfection dans le pourcentage de cacao. Les plus extrêmes ne jurent que par le 70% ou le 80% de cacao. Moins sucré certes, mais beaucoup plus gras !

Le délice du chocolat, un compromis entre sucre et graisse

En fin de compte, les vrais gourmands vous diront qu’il faut jouer sur les deux tableaux pour trouver le chocolat parfait. Un mariage réussi entre les arômes profonds du cacao, le sucré qui fait pétiller les papilles et une texture grasse qui enrobe délicatement le tout. En revanche, la clé est d’éviter les ingrédients superflus qui ne feraient qu’alourdir le profil aromatique.

N’oublions pas toutefois que la modération a bien meilleur goût ! Alors, pour Pâques, Noël, ou tout simplement le petit carré de chocolat avec votre café, savourez chaque bouchée avec délectation, sans oublier de garder un œil sur la balance !