
Même au milieu des chaînes de restauration et des boutiques branchées, un établissement se distingue sur l’artère marchande la plus courue de Lille : “Brasserie André”. Cette vénérable institution lilloise atteindra le cap impressionnant de 100 ans en 2024. Reconnu par tous les gourmets du coin et incontournable pour les nouveaux venus, cet endroit intimiste garde son charme inaltéré. Pour preuve, son établissement est assez restreint, créant parfois une bousculade amicale pour saisir une place. Une ambiance chaleureuse, typique de ce lieu qui n’a pas vraiment changé depuis sa création en 1924. Le barman, Franck Dinielle, gardien de ce patrimoine gustatif, est de service depuis 45 remarquables années.
Un siècle dans le ventre : l’histoire riche de la Brasserie
La Brasserie André, c’est en premier lieu une carte qui met l’eau à la bouche. On y savoure du poisson frais, des fruits de mer délicats, et bien sûr, le welsh. Ce mets du Nord de la France, nappé de son cheddar généreux, fait la fierté du restaurant. Et ce serait un crime gastronomique de le déguster sans ses frites maison : chaque année, ce sont 17 tonnes de pommes de terre dorées et croustillantes qui accompagnent cette spécialité. Une production impressionnante nécessaire pour combler l’appétit d’une centaine de clients qui s’y pressent chaque midi.
Née sur la rue de Béthune à Lille, la brasserie a fièrement traversé le vingtième siècle. D’abord simple café-restaurant facilement accessible en tramway jusqu’en 1966, elle a vu son environnement se transformer, avec une artère devenue commerçante et dynamique, mais la brasserie a conservé son âme. Son propriétaire actuel, Antoine Proye, n’a touché à rien, respectant le décor qui fait l’authenticité du lieu.
L’esprit indomptable de la Brasserie André
Qu’est-ce qui fait de la Brasserie André un endroit si spécial, que l’on soit Lillois pur souche ou simple visiteur ? Faut-il chercher du côté de son fameux welsh qui fait voyager nos sens jusqu’au pays des Gallois ? Ou est-ce dans le fait de manger des frites préparées à partir de 17 tonnes de pommes de terre (sans compter les kilos perdus en épluchure) chaque année ? Est-il possible que ce soit cette atmosphère intime et familiale, qui reste inchangée malgré le passage du temps et les changements autour ? En réalité, c’est un savoureux mélange de tout cela. Et cet esprit, ce goût de l’authentique et du partage, c’est ce que la Brasserie André continuera de proposer pour ses 100 prochaines années…et on espère bien plus encore !
