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Une réouverture très attendue
Pascal Barbot, chef reconnu, a rouvert les portes de son mythique établissement gastronomique dans le 16e arrondissement de Paris, après un changement d’adresse. Désormais située rue de Longchamp, l’Astrance promettait des expériences culinaires à la hauteur de sa réputation passée. Mais la réalité s’est avérée plus compliquée.
Une ambiance élégante, un accueil chaleureux
La nouvelle salle, plus spacieuse, conserve une certaine sobriété élégante. L’accueil est irréprochable : sourires, courtoisie et petites attentions sont au rendez-vous. De plus, le service se distingue par une grande attention portée aux convives, même si quelques erreurs de coordination se glisseront dans la soirée.
Une carte remodelée et des prix en conséquence
- Menu déjeuner : 125€
- Menu dîner : 285€
- Plats à la carte : jusqu’à 135€
Les ambitions du chef sont claires : renouer avec les étoiles. Mais ces tarifs élevés mettent la barre très haute en termes d’attentes. Et c’est là que le bât blesse.
Des amuse-bouches qui laissent perplexe
Dès les premières bouchées, le ton est donné : une présentation minimaliste, mais pas dans le bon sens. Une tranchette de kiwi, un champignon, une herbe sans assaisonnement… Rien qui ne justifie une telle simplicité dans un restaurant de ce calibre. La mini-tartelette au comté qui suit n’arrive pas à relever le niveau.
Des portions notables pour leur… petitesse
Le repas se poursuit dans une même veine : des plats aux portions réduites, parfois à la limite de l’anecdotique :
- Un plateau de fruits de mer réduit à quelques bouchées.
- Un pavé de poisson et une cuisson imprécise.
- Une viande manquant cruellement d’assaisonnement.
Autant de plats qui, malgré quelques bonnes idées, peinent à convaincre par leur exécution et leur générosité.
Les vins : de belles références, mais servis au compte-gouttes
Le choix des vins est impressionnant sur le papier, mais l’expérience se révèle frustrante. Les accords proposés se limitent à des portions de 6cl, laissant les amateurs sur leur faim. Quelques découvertes intéressantes, comme un cidre suisse ou un saké français, mais globalement, rien qui compense l’impression de parcimonie.
Le dessert et la conclusion
Le repas se termine sur une note douce-amère. Si certains desserts, comme le sorbet aux agrumes ou la neige de roquefort, surprennent agréablement, d’autres options manquent de peps ou de cohérence. Même le café, pourtant issu d’un torréfacteur reconnu, est servi de manière décevante malgré un accompagnement savoureux.
Un rapport qualité-prix difficile à justifier
- Points positifs : service impeccable, pain exceptionnel, sélection de vins intéressante.
- Points négatifs : portions trop réduites, manque flagrant d’assaisonnement, prix élevés pour une cuisine trop simple.
Avec une addition qui dépasse les 390€, l’expérience n’est malheureusement pas à la hauteur des attentes. Si l’Astrance espère retrouver ses lettres de noblesse, il faudra davantage qu’une belle salle et un accueil impeccable. La cuisine, cœur de l’expérience, doit impérativement monter en gamme pour justifier son positionnement.
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