Bokit de Guadeloupe : le sandwich vedette des food-trucks locaux.

Gastronomie : le bokit, un sandwich populaire et apprécié des Guadeloupéens
Les équipes de France 2 vous emmènent cette semaine à la découverte des maisons sandwichs de nos régions. Lundi 14 août, direction la Guadeloupe, où le bokit est une véritable institution qu’il est possible d’acheter dans les food-trucks.

La Guadeloupe, un paradis… de gastronomie

Si vous posez un pied en Guadeloupe, vos yeux seront éblouis par les plages paradisiaques et les eaux cristallines. Mais croyez-moi, ce n’est pas la seule chose qui va vous faire saliver, loin de là ! L’attraction culinaire phare de l’île ne se trouve pas dans un restaurant étoilé mais plutôt… sur les parkings. Disons bonjour au Bokit, le sandwich qui fait fondre les papilles. Le Bokit a pris le parti d’être exceptionnel : une pâte dorée en friture, garnie de ce que vous voulez, de poulet à la morue. Il s’est définitivement imposé comme une institution culinaire guadeloupéenne. Au point que, même s’ils ne sont pas les habitués du coin, les touristes se ruent dessus et n’arrivent plus à en décrocher. On dit même qu’une famille québécoise a failli louper son avion pour un Bokit. Blague à part, ce sandwich est un incontournable de la gastronomie guadeloupéenne et semble figurer sur toutes les cartes des roulottes sur l’île, pour notre plus grand plaisir gustatif.

Le Bokit, de la plaine à la célébrité

Aussi surprenant que cela puisse paraitre aux vues de son succès actuel, le Bokit n’a pas toujours été la superstar de la scène culinaire guadeloupéenne. Joël Carmasol, l’âme derrière la célèbre “Chez Ti Tom Bokit”, nous explique que la recette originale n’était pas vraiment complexe : juste de la levure, de l’eau, du sel et un savoir-faire à toute épreuve. Résultat ? Un pain savamment cuit en trois minutes à peine. Mais comme on dit, les grandes choses ont souvent des débuts modestes. Jacques Dancal, journaliste à Nouvelles Semaine Guadeloupe, nous rappelle que le bokit n’était autrefois rien d’autre qu’un modeste plat de pauvre qui a su se frayer un chemin jusqu’à nos assiettes aujourd’hui. À l’époque, on n’avait pas de levure, alors on faisait simplement une pâte avec de l’eau. Le résultat était un pain plutôt sec et dur qui a rassasié de nombreuses familles entre la fin du XVIIIe siècle et les années 50. Mais apparemment, les temps ont bien changé et le bokit a su s’imposer dans la cour des grands, pour le plus grand régal de nos papilles, loin des terrains vagues où il a vu le jour. N’oubliez donc pas de rendre hommage à son humble origine en dévorant un bokit lors de votre prochain passage en Guadeloupe !