Caviar français produit au lac de Mantasoa, Madagascar : Une affaire en plein essor

Madagascar : des Français produisent du caviar sur le lac de Mantasoa
Le 13 Heures poursuit son voyage sur l'île de Madagascar. Jeudi 11 avril, direction le lac de Mantasoa, où Delphyne Dabezies Guiraud, cofondatrice de la société Acipenser, et ses associés produisent du caviar.

La haute saveur du caviar de Madagascar

Sur les berges du lac de Mantasoa à Madagascar, à une altitude de 1 500 mètres, pousse un produit d’exception : le caviar. Ce rêve visionnaire est porté par Delphyne Dabezies Guiraud, co-fondatrice de l’entreprise Acipenser, et son équipe de passionnés. Le pari était risqué; personne ne savait si les œufs d’esturgeons importés de Russie s’accoutumeraient à ce nouvel environnement et encore moins s’ils produiraient du caviar. Ravi de confier leur réussite, Delphyne Dabezies Guiraud déclare : “Nos eaux varient entre 13° en hiver et 23° en été, c’est un climat idyllique pour l’esturgeon.”

L’or noir des caviars et l’élégance d’un geste humanisé

Ce caviar d’exception peut être vendu à 2 600 euros le kilo. Un prix qui peut faire grimper la moutarde au nez, mais détrompez-vous ! Pour vous initier en douceur, Acipenser propose des boîtes de 10g à 15 euros. Sans compter que, quinze ans après son démarrage, l’entreprise produit dix tonnes de caviar chaque année.

Reconnu comme un des pays les plus pauvres du monde, Madagascar a su, grâce à l’initiative d’Acipenser, trouver un filon dans le marché du luxe. Il ne suffit pas seulement de savoir faire son beurre avec le caviar mais également de faire preuve de générosité. La chair des esturgeons, non utilisée pour le caviar, est donnée à l’association Akamasoa du Père Pedro Opeka.

Un chef-d’œuvre social, la marque du Père Pedro Opeka and Co

Ce prêtre argentin, connu pour son grand cœur, accueille les plus démunis dans un village non loin de la capitale, où des enfants peuvent aller à l’école et aussi à la cantine. Ici, on nous sert du luxe sur un plateau et on nous montre comment le maîtriser. On prend le temps de savourer la chair délectable de l’esturgeon et on partage ce privilège avec ceux qui en ont le plus besoin. Et ce n’est pas fini, la dimension sociale du projet s’étend encore, comme une bouchée de caviar qui fond lentement en bouche.