Groupe Renaissance abandonne la proposition de loi ‘non fait maison’ face aux restaurateurs

Mention "non fait maison" dans les restaurants : le groupe Renaissance retire sa proposition de loi
Sous la pression des syndicats de restaurateurs mécontents du texte, le groupe des députés Renaissance a retiré sa proposition de loi qui visait à imposer la mention "non fait maison" sur les menus des restaurants lorsque des plats ne l'étaient pas.



La lutte pour plus de transparence dans nos assiettes

Il est dit que la vérité est dans le vin mais quand il s’agit de la cuisine, les clients aiment également savoir à quoi ils ont affaire. C’était l’objectif d’une proposition de loi portée par le groupe de députés Renaissance, axée sur l’importance de cuisiner soi-même et d’éviter l’abus de produits transformés, le but ultime étant d’obtenir une plus grande transparence sur la nature des plats servis dans les restaurants. Malheureusement, ce texte, qui visait notamment à introduire la mention “non fait maison” sur les menus des établissements dont les mets ne le sont pas, a été rejeté le 19 mars, suite à l’objection des syndicats de restaurateurs qui le trouvaient trop indigeste.

Un second service à venir

La réaction du monde de la restauration a été rapide. Demande a été faite d’une réécriture du texte, une sorte de recette allégée, si vous voulez. Parmi les 175 000 restaurants en activité, à peine 4 % affichent fièrement un menu entièrement fait maison. Un score mince, si vous me passez l’expression. C’est dommage, car le label “fait maison” est de plus en plus attirant pour les gourmets. L’espoir n’est pas perdu, cependant. Le député MoDem Richard Ramos, un gourmand politique actif sur les sujets liés à l’alimentation, a déjà exprimé son désir de remettre le couvert et de proposer le texte lui-même. Espérons que ce second service sera à la hauteur des attentes !

La pression monte du côté des casseroles !

Entre le bouillon de culture de la politique et la pression des poêles de cuisines, il est clair que les attentes ne sont pas minces pour ce second tour de table législatif. Richard Ramos a bien du pain sur la planche. Mais comme le dit si bien le proverbe, la faim justifie les moyens ! Restez aux aguets pour suivre cette saga gastronomique en plein bouillonnement.